La méthode YOGAM-Coaching

L’enfant ne rencontre pas nos connaissances. Il rencontre ce qu’elles sont devenues en nous.

Le yoga pour l’ancrage, le coaching pour avancer, au service d’une seule chose : la qualité de la relation entre l’adulte et l’enfant.

Virginie Julien, formatrice petite enfance, assise en tailleur, mains sur les genoux

Pourquoi « YOGAM Coaching » ?

Le nom dit les deux moyens que je mets au service d’une seule chose : la relation entre l’adulte et l’enfant. Le yoga, dans une approche laïque et professionnelle, travaille l’ancrage : le corps stable, le souffle disponible, l’adulte qui tient debout dans une journée qui secoue. Le coaching travaille le mouvement : se fixer des objectifs, avancer, construire, sans explorer le passé, ce qui relève d’un travail psychologique que je ne remplace ni ne concurrence.

Le constat qui fonde tout

Depuis trente ans, on forme les professionnels de la petite enfance à comprendre l’enfant. C’est précieux, et ce n’est pas suffisant. Un ou une professionnelle peut tout connaître du développement du jeune enfant et, à 16h30, en sous-effectif, ne plus parvenir à s’en servir. C’est ce passage, du savoir à la présence, que la méthode travaille.

Ce dont on parle

La chaîne des besoins

Les thèmes de formation en petite enfance ont l’air d’une liste. Ils forment en réalité une séquence, et chaque maillon dépend du précédent.

Besoins fondamentaux→Émotions→Stress accumulé→Co-régulation→Sécurité affective→Communication→Cohésion

Quand un besoin n’est pas entendu sur le moment — sommeil, alimentation, mouvement, exploration, lien — l’enfant le signale par une émotion. Quand ces besoins restent sans réponse jour après jour, la charge s’accumule : c’est le stress, et il finit toujours par sortir, souvent loin du besoin qui l’a déclenché. Une émotion se lit et se relie à un besoin ; une charge accumulée se décharge par le corps. Or un tout-petit ne peut réguler ni l’une ni l’autre seul : son cerveau n’en a pas encore les moyens. Il emprunte le calme d’un adulte : c’est la co-régulation, et elle suppose un adulte disponible. Répétée, elle installe la sécurité affective. Et rien de tout cela ne tient si l’équipe ne se transmet pas ce qu’elle observe, ni si elle n’est pas d’accord sur ce qu’elle fait.

Une équipe qui demande une formation sur la colère alors que les enfants dorment mal n’a pas un problème d’émotions. Le rôle de l’analyse du besoin est de trouver où la chaîne casse.

Comment on le travaille

Les quatre appuis

L’ÉtatQu’est-ce que je traverse ? Le corps, les émotions, la fatigue.
Le RegardQu’est-ce que je me raconte ? Les représentations, les interprétations.
Les GestesQu’est-ce que je sais faire ? Les compétences relationnelles et professionnelles.
Le CadreQu’est-ce qui m’entoure ? Les effectifs, l’organisation, les conditions.

Aucun appui ne suffit seul ; aucun n’est dispensable. Et surtout, ce qui relève de l’organisation se nomme comme tel : je ne fais jamais porter aux personnes ce qui relève des conditions de travail.

La chaîne dit de quoi on parle. Les quatre appuis disent comment on le travaille. Chaque journée croise les deux : un maillon de la chaîne, regardé par les quatre appuis.

Le croisement, sur un exemple

Les transmissions, passées dans les quatre appuis

Même exercice possible sur n’importe quel maillon. C’est ce qui fait qu’une journée ne ressemble pas à un exposé sur le thème annoncé.

Il est 18 h et le corps est vide

La transmission arrive au moment de la journée où il reste le moins de ressources. Ce n’est pas un détail d’organisation : c’est la première cause des transmissions ratées.

« Elle va me reprocher la griffure »

Ce que le professionnel se raconte avant même que le parent ait parlé décide du ton employé. On travaille l’écart entre le fait et l’interprétation.

Dire un fait sans se justifier

Formuler ce qui s’est passé, dire « je ne sais pas » quand c’est le cas, annoncer une difficulté sans annoncer une catastrophe. C’est la seule partie qui relève vraiment de la formation.

Un couloir, debout, trois parents qui attendent

Aucune compétence relationnelle ne compense un dispositif de transmission impossible. On le nomme, et on regarde ce qui peut changer dans l’organisation.

Quatre entrées, quatre leviers : dont un seul relève de la formation pure. Les trois autres expliquent pourquoi une équipe qui sait ne fait pas.

La boucle : repérer, comprendre, ajuster, réparer

Je ne forme pas des adultes parfaits. Les recherches sur les interactions précoces le montrent : même les meilleures relations sont faites de désajustements fréquents, et ce qui compte, c’est la réparation. Repérer ce qui se passe, comprendre ce qui se joue, ajuster quand c’est possible, réparer quand c’est déjà passé, avec un enfant, un collègue, un parent.

Un engagement d’honnêteté

Je dis le niveau de preuve de ce que j’avance. Pas de promesses que la recherche ne permet pas, pas de neuro-marketing, pas de « tout se joue avant 3 ans ». Quand une pratique a des effets réels mais modestes, je le dis, et je la propose comme un outil, jamais comme une solution miracle.

Ma position

Former à l’heure de l’intelligence artificielle

Une professionnelle peut aujourd’hui obtenir en trois secondes une réponse complète sur les morsures du jeune enfant. C’est une bonne nouvelle, et je m’en sers. Mais aucune réponse, aussi juste soit-elle, ne décide à sa place ce qu’elle fait de son corps, de sa voix et de son regard la seconde où l’enfant mord.

Le savoir s’est démocratisé. Le discernement, non.

Je vois arriver dans les structures des projets pédagogiques impeccables que personne dans l’équipe ne sait défendre. Des textes conformes, bien écrits, et vides de ce qui compte : le désaccord qu’on a traversé pour les écrire. Un document que l’équipe n’a pas pensé est un classeur au placard, quel que soit l’outil qui l’a produit.

Mon métier n’est donc pas menacé par ces outils : il est déplacé vers ce qu’ils ne font pas. Observer une section un mardi à 16h. Entendre qu’une professionnelle dit « ça va » et que ça ne va pas. Poser la question qui dérange au bon moment, et se taire trois secondes de plus qu’il n’est confortable. Tenir un cadre où une équipe ose déposer ce qui s’est vraiment passé.

Ce que je fais avec ces outils

  • Préparer plus vite les supports, pour passer plus de temps sur l’analyse de votre besoin
  • Explorer la littérature et vérifier le niveau de preuve de ce que j’avance
  • Produire des variantes de situations à travailler en atelier
  • Mettre en forme les décisions que votre équipe a prises

Ce que je ne leur délègue jamais

  • L’analyse du besoin : elle demande d’entendre ce qui n’est pas dit
  • Le choix de ce que j’affirme, et de ce que j’annonce comme incertain
  • L’animation, l’observation, et la décision de changer le programme en cours de journée
  • L’écriture des décisions : elles appartiennent à l’équipe, mot pour mot
  • La conception d’un projet pédagogique à la place de l’équipe

Ce que je garantis : vos professionnels repartent avec leur propre pensée, entraînée, pas avec la mienne, ni avec celle d’une machine.

Mettre la méthode à l’épreuve

L’affaire de 16h30

Vous venez de lire les quatre appuis. Voici une situation réelle, quatre suspects, et un dossier d’indices : lequel a fait basculer la journée ?

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