Programme · journée · en intra

Le portage psychique

Porter un enfant, ce n’est pas seulement l’avoir dans les bras. C’est le garder en tête quand il est chez la collègue, s’en sentir responsable, et savoir le déposer en partant le soir.

Le point de départ

Ce que personne ne nomme dans une équipe

Une professionnelle rentre chez elle avec l’enfant dont elle s’inquiète. Une autre ne supporte plus qu’on lui « confie » toujours les mêmes. Une troisième porte tout le monde et ne demande jamais de relais.

Personne n’en parle, parce que ça ne ressemble pas à un problème de travail. C’est pourtant là que l’épuisement commence, et c’est là que les équipes se fissurent sans savoir pourquoi.

Cette journée met des mots sur cette charge : ce qu’on porte, pour qui, jusqu’où, et à quelles conditions on peut le déposer.

On peut porter un enfant toute la journée sans jamais l’avoir eu dans les bras.

Ce que cette journée n’est pasIl n’y a ni démonstration de portage en écharpe, ni réglage de porte-bébé, ni apprentissage d’une technique de manutention. Le corps y est travaillé pour ce qu’il transmet — tonus, rythme, stabilité — pas comme un geste à acquérir.
Objectifs pédagogiques

Ce que chaque participant sait faire en fin de formation

Ces objectifs sont contractuels et ils sont évalués. Ce qui change d’une structure à l’autre, c’est le chemin pour y arriver.

  • Distinguer le portage physique du portage psychique et repérer, dans une situation concrète de sa section, lequel des deux est en jeu.
  • Nommer ce que son propre corps transmet à l’enfant porté : tonus, rythme, stabilité, disponibilité — et ce qu’il transmet quand il est tendu.
  • Identifier sa charge de portage : les enfants gardés en tête, les inquiétudes emportées à la maison, les relais jamais demandés.
  • Formuler une demande de relais à une collègue ou à sa direction, sans que ce soit vécu comme un aveu de faiblesse.
  • Nommer les conditions — effectifs, relais, temps de transmission — sans lesquelles un portage de qualité n’est pas tenable, et les distinguer de ce qui relève de la pratique de chacune.
Les contenus

Plus de matière qu’une journée n’en contient

C’est volontaire : l’analyse de votre besoin décide de ce qu’on garde, et ce choix vous est remis par écrit avant la journée.

Porter, c’est une fonctionCe que le mot recouvre vraiment : tenir dans les bras, mais aussi garder en tête, se sentir responsable, anticiper. Pourquoi les deux se confondent, et pourquoi les séparer change la conversation d’équipe.
Ce que le corps dit sans parlerTonus, rythme, stabilité, respiration. Ce qu’un enfant perçoit du corps qui le tient, y compris quand l’adulte se croit neutre. Travaillé par l’observation et la mise en situation, pas par la technique.
La charge invisibleLes enfants qu’on garde en tête, ceux qu’on ramène chez soi, ceux dont on s’inquiète à la place d’une collègue. Comment cette charge se répartit — rarement à parts égales — et ce qui se joue dans cette répartition.
DéposerLe relais, la transmission, la fin de journée. Ce qui permet de passer un enfant à quelqu’un d’autre sans avoir l’impression de l’abandonner, et ce qui empêche certaines professionnelles de le faire.
Les conditionsEffectifs, relais possibles, temps de transmission, continuité du référent. Un portage de qualité en dépend : la journée nomme ces conditions et distingue ce qui relève de l’organisation de ce qui relève de la pratique.
Ce que l’équipe décideLa journée produit des décisions écrites : qui porte qui, comment on demande un relais, ce qu’on se transmet le soir. Elles alimentent votre projet pédagogique.
Comment votre journée se construit

Le programme est fixe. Le chemin est le vôtre.

Entretien de cadrage avec la direction, questionnaire à l’équipe, lecture de vos documents, puis une fiche d’adaptation que vous validez avant que je construise la journée : elle précise les objectifs priorisés chez vous, les séquences retenues, celles qui sont écartées et pourquoi.

Comprendre la méthode

Ce programme prolonge trois autres maillons de la chaîne : la familiarisation (être référente, c’est garder un enfant en tête), les transmissions (transmettre, c’est déposer) et les émotions (celle de l’adulte est aussi une charge).

Les modalités

Durée
7 h
une journée complète, en intra
Tarif
1 950 € HT
2 340 € TTC
Public
Tout l’EAJE
auxiliaires, EJE, CAP AEPE, agents, infirmières, direction
Prérequis
Aucun
exercer ou avoir exercé auprès de jeunes enfants en collectivité
Effectif
Jusqu’à 20
au-delà, voir les tarifs
Délai d’accès
3 semaines
le temps de l’analyse du besoin

Formation accessible aux personnes en situation de handicap. Référente : Virginie Julien, 06 37 91 40 88, chaque situation fait l’objet d’une étude d’adaptation dès l’entretien de cadrage. Dispensée dans le cadre de la certification Qualiopi (actions de formation) de YOGAM Coaching, déclaration d’activité n° 11941287994. Prise en charge OPCO possible. Tarifs en HT, TVA 20 %. Voir les conditions générales de vente.