Les transmissions en crèche
Transmettre juste pour sécuriser l’enfant, rassurer les familles et souder l’équipe. Quelques minutes par famille et par jour, où se joue l’essentiel de la relation entre la crèche et les parents.
Ce qui se passe réellement
Les difficultés sont toujours les mêmes, d’une structure à l’autre : des transmissions qui virent au compte rendu mécanique, des jugements qui se glissent dans le récit d’une journée, une information importante qui se perd entre deux relais, une annonce difficile que personne ne sait par quel bout prendre, un parent qui repart inquiet alors que la journée s’est bien passée.
Ces situations usent les équipes et fragilisent le lien avec les familles. Cette journée reprend les transmissions par le début : à quoi elles servent, quelle matière on y met, comment on les formule, et comment une équipe se dote de repères communs plutôt que de laisser chacun faire à sa façon.
Une transmission qui énumère les repas, les siestes et les couches se lit comme si personne n’avait vu l’enfant de la journée.
Ce que chaque participant sait faire à 17 heures
Ces objectifs ne bougent pas d’une structure à l’autre : ils sont contractuels et ils sont évalués. Ce qui change, c’est le chemin pour y arriver.
- Identifier les enjeux d’une transmission pour l’enfant, pour la famille, pour l’équipe et pour l’institution.
- Distinguer, dans le récit d’une journée, ce qui relève du fait observé, de l’interprétation et du jugement.
- Structurer une transmission orale claire, factuelle et hiérarchisée, à l’accueil comme aux retrouvailles.
- Rédiger une transmission écrite conforme au cadre déontologique et juridique en vigueur.
Deux objectifs complémentaires s’activent selon ce que révèle l’analyse du besoin : adapter sa posture dans les situations sensibles (annonce d’un incident, inquiétude ou mise en cause d’un parent, désaccord entre professionnels) et proposer à son équipe des repères communs : outils, temps dédiés, circuits de l’information.
Quatre territoires, dont on ne traverse jamais la totalité
Chaque territoire contient plus de matériel qu’une journée n’en contient. C’est volontaire : l’analyse de votre besoin décide de ce qu’on garde, et ce choix vous est remis par écrit avant la journée.
Le programme est fixe. Le chemin est le vôtre.
C’est la question que posent toutes les directions : si le programme est écrit d’avance, en quoi tient-il compte de nous ? Voici la réponse, dans l’ordre.
Trente minutes avec la direction. Ce qui coince, ce qui a déjà été tenté, ce que l’équipe supporte ou non comme format, et ce qui ne doit surtout pas être abordé.
Envoyé à chaque professionnel. Les situations qu’ils veulent travailler, ce qu’ils trouvent redondant, ce qu’ils aimeraient changer. Ce sont leurs réponses qui fournissent les cas de la journée.
Je demande votre feuille ou votre cahier de transmissions, et votre projet pédagogique s’il existe. On travaille sur vos supports réels, pas sur des exemples de manuel.
Une page qui vous est remise avant la journée et annexée à la convention : ce que l’analyse a révélé, quels objectifs sont prioritaires chez vous, quelles séquences sont retenues, lesquelles sont écartées et pourquoi. Vous la validez avant que je construise la journée.
Sept heures actives. Pas d’écoute passive : sous-groupes mélangés, cartes-situations, analyses de transmissions réelles, mises en situation à trois : acteur, parent, observateur.
C’est aussi ce qui explique qu’aucune de mes journées ne ressemble à la précédente, alors que le programme, lui, ne bouge pas.
Transmettre, c’est déposer
Une transmission bâclée, ce n’est pas seulement une information perdue : c’est un enfant qu’on emporte chez soi le soir, parce qu’on n’a pas pu le confier vraiment. La journée sur le portage psychique regarde ce qui permet de passer un enfant à quelqu’un d’autre sans avoir l’impression de l’abandonner.
Cinq temps, pas un questionnaire de satisfaction
Entretien de cadrage avec la direction, questionnaire de positionnement adressé aux participants.
Observation pendant les ateliers, reformulations et corrections en situation.
Quiz de validation et restitution du plan d’action individuel, corrigés en groupe, au regard des objectifs annoncés.
Contenu, animation, organisation, utilité perçue.
Questionnaire à froid aux participants et point avec la direction. C’est celui-là qui compte vraiment.
Les méthodes mobilisées
Formation-action en présentiel, groupée sur une journée. Alternance d’apports théoriques courts et de travail sur situations réelles : photolangage, cartes-situations, analyse de transmissions écrites anonymisées apportées par la structure, ateliers en sous-groupes mélangés, mises en situation à trois (acteur, parent, observateur), débat mouvant. Aucune séquence d’écoute passive de plus de vingt minutes.
Ce que vous recevez
Un livret pédagogique avec les apports, les trames de transmission et les repères juridiques. Les cartes-situations utilisées en atelier, réutilisables en réunion d’équipe. Une fiche « repères d’équipe » à travailler après la formation. Et un bilan écrit adressé à la direction : synthèse des évaluations et axes de travail identifiés.
Émargement signé par demi-journée, certificat de réalisation au commanditaire, attestation individuelle de fin de formation.
Les modalités
- Durée
- 7 heures 9 h à 17 h, en présentiel sur site
- Public
- Tout l’EAJE auxiliaires, EJE, CAP AEPE, agents, infirmières, direction
- Prérequis
- Aucun exercer ou avoir exercé auprès de jeunes enfants en collectivité
- Effectif
- Jusqu’à 20 équipe complète ou groupe inter-structures
- Tarif
- 1 950 € HT 2 340 € TTC · analyse du besoin et bilan inclus
- Délai d’accès
- 3 semaines le temps de l’analyse du besoin
Formation accessible aux personnes en situation de handicap. Référente : Virginie Julien, 06 37 91 40 88, chaque situation fait l’objet d’une étude d’adaptation dès l’entretien de cadrage. Dispensée dans le cadre de la certification Qualiopi (actions de formation) de YOGAM Coaching. Prise en charge OPCO possible.